17 octobre 2005

Les fonctionnaires découvrent leur patrimoine communal

Madame Collot présidente des employés de la mairie de Saint-Martin-le-Vinoux a emmené après leur travail, une trentaine de ses collèges en voyage culturel. Dans la commune y a un seul monument historique qui trône en dessus du panneau de l’autoroute A48, la majorité n’avait jamais passé la porte.
En arrivant par l’entrée des visiteurs : 8 avenue Général Leclerc, les employés municipaux ont pu découvrir les derniers vestiges de l’ancien parc. (et un cumulus abandonné pendant un mois, un camion sur le trottoir depuis le 17 août, des squatteurs sur le terrain mitoyen d’un promoteur…)
Ils ont pu découvrir la petite merveille de maquette de l’AVIPAR qui reconstitue " le terrain de la Guinguette ", les fortifications et l’architecture du XIXe siècle utilisant les premiers ciments des galeries sous la Bastille, un patrimoine en " Or gris " Un unicum " dit Monsieur Botton architecte en chef des monuments historiques.
Art DL extrait : En 1842, la première cimenterie ouverte en Isère à la Porte de France faisait partie de la commune de Saint-Martin-le-Vinoux, comme tout le quartier de l’Esplanade et le polygone. A la constitution des dernières fortifications de la Bastille coté ouest, en 1884 tous ces quartiers ouvriers furent annexés par Grenoble.
Tout au long d’un parcours insolite sur 3 niveaux de l’architecture d’inspiration mauresque, les visiteurs voyagent dans entre hier et aujourd’hui, au gré de photos d’archives qui illustrent l’évolution urbanistique de nos cités… L’histoire locale est passionnante pour eux, ils ressortent des lieux avec un autre regard sur leur cadre de vie. Du moins, je l’espère...


Ce Lundi 17 octobre: Le camion de déménagement déménage enfin!

Il est interdit de se garer sur les trottoirs, d’immobiliser une voiture plus d’une semaine. Gênant la lisibilité de la porte d’entrée d’un monument, un véhicule est resté à la vue de tous : 3 mois ! Et ce lundi enfin, notre unique policière municipale a réussi à faire dégager le trottoir, en faisant emmener à la fourrière ce grand camion racheté, abandonné… Cette bavure montre combien il y a de négligence à faire appliquer les lois.
Lorsqu’un président d’association reçoit un avis de la Préfecture demandant de faire appliquer le plan VIGIPIRATE, que tous savent en zone rouge…
Et bien pour les journées du patrimoine contre la porte, il y avait un gros camion abandonné ! Malgré la demande du Préfet de " signaler tout objet suspect ", un énorme camion défiait les autorités. Quelques 700 personnes l’ont constaté pour les journées organisées, médiatisées avec le ministère de la culture, la Conservation du Patrimoine de l’Isère etc. Sans compter tous les officiels venus en un trimestre qui critiquent les abords désastreux non entretenus. Ce n’est pas à des bénévoles d’association de faire appliquer les lois. Les visiteurs critiquent sévèrement, nous questionnent sur un tel laxisme, A l’évidence à l’entrée d’une cathédrale classée monument historique, il n’y a jamais de décharge sauvage, de campement de squatters sur un terrain mitoyen en toute visibilité. Ils découvrent de visu la difficulté à valoriser et mettre aux normes un patrimoine, si l’initiative de départ a été un engagement de passionnés, et non pas une décision de politique…
Il y a eu un double pari en 1981:
- sauver une architecture en ruine
- lui redonner une vie artistique avec une association culturelle
24 ans après, c’est toujours aussi difficile pour une association de demander à faire respecter la loi de 1913 de protection des abords.

Déménagement du déménageur encombrant