28 juin 2005

Mystérieuses calligraphies arabes

Mystérieuses calligraphies

Tous les invités lèvent la tête vers les vitrages de couleurs aux calligraphies qui illuminent toutes les chambres du premier étage, en nous questionnant, que veut dire cette formule magique ?
Depuis des années les traductions varient selon la position d’un petit point placé en haut au lieu de dessous la calligraphie (peut-être par erreur ?).

- Commentaires du fils de monsieur Tillier, ACMH sur le mot arabe qui figure sur les vitraux de la Casamaures :
"Il s'agit d'un mot, qui se prononce Hinâk, et qui désigne littéralement :
- si c'est un singulier : le "mors" du cheval, ou la "bride".
- si c'est un pluriel : des courroies spéciales qui maintiennent le bât d'un chameau.
Ce qui est peut-être plus intéressant, c'est que ce mot se rattache également par sa racine à la notion de sagesse, d'expérience liée à l'âge (et que l'homme acquiert en "bridant" ses instincts).
Je ne peux rien dire de plus : il faudrait voir avec un spécialiste d'histoire de l'art islamique. Cela a peut-être un sens terminologique plus précis dans l'art religieux."
En ce qui concerne les dernières photos sur l’imposte des portes que vous m'avez envoyées, il semble que les inscriptions ne veuillent rigoureusement rien dire. Mon fils pense qu'il s'agit de motifs calligraphiques plus ou moins bien recopiés sur des photos ou des publications et "adaptés" en fonction de leur graphisme et du cadre dans lequel elles ont été placées, dans un souci d'ambiance orientaliste mais sans préoccupation particulière vis à vis de leur signification réelle. Même le sens de la première inscription est peut-être le fruit du hasard...

* HINK pour Ali Mechelhouk, premier objecteur de conscience à travailler pour l’association devenu un ami brillant professeur d’histoire.
" Le style utilisé est appelé couramment "maghrébin" ; on le reconnaît à la forme de la dernière lettre, le kâf qui diffère sensiblement du style utilisé en Orient. La racine HNK, en arabe, a le sens de "brider un cheval".
2éme hypothèse: peut-être s'agit-il de turc ?

* Quant à " M. Bengio, ex directeur DRAC Lyon, qui parle hébreu, arabe, latin… Il y a la racine " amour, aimer et un possessif ; ton aimé ? Le mot amour en arabe a une infinie variété de significations. Ne jamais oublier que ce sont des artisans locaux qui ont peint, interprété de l’arabe classique, personne ne connaît les sources des relevés de texte, de décor. A l’époque pour être à la mode, on rachetait dans toute l’Europe les dessins des voyageurs orientalistes.

* Cadeau un cadran de pierre gravée donné par un archéologue marocain d'El Jadida, le mardi 28 juin. Il nous a dit que la calligraphie en arabe classique sur les vitraux signifie un petit mot gentil, tendre pour les grand-mères dans sa région…. Encore une traduction possible!

Quant poèmes épigraphiques peints impostes des portes de salons, les traducteurs concordent en nous parlant souvent de pseudo-écriture. Des personnalités de l’Institut du monde arabe le confirment, mais peut-être à l’avenir un inconnu lira ce blog et offrira des traductions plausibles ?

Un jour, le ministère de la culture de Tunisie est venue amené par une association de femmes maghrébines. Fasciné qu’un français ait osé bâtir cet hommage aux cultures Orientales, il a donné de nombreuses explications. Les échauguettes de plâtre à l’angle des pièces ne sont pas des mirâbs, mais des cheminées turques (d’ailleurs il y a un conduit de cheminée pour les fumées en intérieur). Puis il s’est dirigé vers les meubles syriens rachetés en 1986. Il s’est mis à genoux devant une banquette positionnée vers la fenêtre à l’Est. Respectueux nous croyions qu’il priait. Mais non, il a donné une traduction d’une devise sculptée sur le bois et dédiée à Allah.

Cette demeure est heureusement pleine de formules de protection!
La Casa Maures a une bonne étoile pour avoir résisté aux deux guerres, aux clochards, au désintérêt total du voisinage.

24 juin 2005

Enjeux patrimoniaux et paysagers, dixitt DDE

24 juin Questions du cabinet Audubert-Gaydou de Lyon


La DDE a commandé " une étude d'enjeux sur la valorisation des abords de La Casamaures (d'un point de vue patrimonial et paysager) dans le contexte de la rocade nord".

Les deux spécialistes sont venu aujourd’hui, un peu éberlués au début de mon accueil. L’accès au jardin de cette villa théâtralement en domination sur l’autoroute et l’Isère, permets un sas pour déconditionner les personnes qui sortent de leur bureau normalisé.
Au bout de trois heures, les questions continuaient sur son histoire, l’orientalisme, l’or gris, les jardins d’origine devant les photos d’archives.
- Quels sont les principaux chantiers de restaurations et les multiples projets ?
- Quelle cohabitation existe entre les associations et le privé?
- Quels sont nos partenaires officiels pour l’association, pour les chantiers financés par des privés?
- Quelles difficultés vous rencontrez en tant que femme maître d’ouvrage ?

Par contre mes questions sur les quartiers de l’Esplanade et Jean Macé pour la Rocade Nord et le pont sur l’Isère étaient sans réponse car c’était leur premier jour de travail. Les rumeurs sont tences contre les promoteurs dans une haute densite d'immeubles de luxe pour chercheurs internationaux du trade world center, CEA, Synchrotron, Minatec etc...comme on le voit sur la simulation animé que projète le Métro dans ses espaces de communication (place jean Achard, foire Alpexpo...)
Avec un seul croquis d’intention sur le tracé qui empiétait sur les trois quarts des entrepôts riverains, leur dossier technique était encore léger. Leur étude doit se faire en un mois, rendu fin juillet.
A eux d’imaginer toutes les motivations pour sauver une ruine qui personnellement les enchantait imperceptiblement. Sous l’ombrage et les fleurs géantes du magnolia, je sentais le charme opérer sur ces experts qui prolongeaient leur visite technique et la transformaient en plaisir.
Assis sous le grand magnolia: notre arbre à palabre, nous avons partagé un plateau de boisson tout en parlant. Autour de nous s’activait Sophie, Christophe, Jean-pierre, Jeff offrant une leçon de vie dans les couleurs et les strates de l’histoire en 150 ans d’urbanisation.

(A ce jour, les architectes paysagistes ne m’ont pas encore renvoyé comme prévu les extraits de leur étude dans la partie concernant le monument… A suivre)

22 juin 2005

Apaches et sites de Résistance



Visite de deux femmes apaches: Veronica Tiller (historienne Apache) et sa soeur Mary graphiste, amenées directement de l'aéroport par Jeff.
Tout en mangeant avec gourmandise des glaces sur la terrasse, elles parlent de l'intervention officielle:
"Persistance of native american culture today: the strengthening of america's tribal communities".
Elles participent au colloque internationnal"Sites de Résistance" de l'université
Stendhal Grenoble 3, avec la présence du président de la nation Navaro Jo Shirley Jr. accompagné de garde du corps et famille. En soirée nous avons discuté des animaux totémiques dont le crapaud cornu, et de leurs bijoux d'argent encerclant leurs pierres sacrées.(Intervention "the survival of native poeple in america").

Ils reviendront l'année prochaine, pour l'ouverture à Paris du musée des arts premiers voulu par notre cher président.
Quant à nous, il nous faut aussi beaucoup d'énergie pour habiter et résister au n°13 rue de la Résistance !

20 juin 2005

7 jours de rêves de Mécènes

Recherches désespéremment mécénat pour chantiers de prestige

Pendant mes nuits blanches, je rêve de pères Noël appelés Messieurs les mécènes qui se pencheraient pendant une semaine magique sur les multiples dossiers de restauration.
J’avais écrit en vain plusieurs fois à l’ancien Roi du Maroc, (qui a financé les chantiers de sauvegarde des salons mauresques du château de Monté Christo d’Alexandre Dumas de Port Marly).
Mes dossiers à la fondation Agha Khan en Suisse, ne reçoivent aucune réponse.
Lorsque l’on n’est pas une nabab, la solution est d’aller voir les banquiers pour hypothéquer les lieux. J’ai des idées mais pas le carnet de chèque des cheiks…
Qui a des idées où demander du mécénat pour cette liste à la Prévert pour une semaine de magie?

Premier jour : Trois façades tout en ciment moulé à restaurer à l’identique
Consolidation des accidents de surface, les joints de moulage, puis patients chantiers de peinture pour redonner les couleurs d’origine :
1500 mètres de liserés bleu outremer sur les 52 colonnes, en plus toutes les moulures d’arabesques à repeindre en deux couches de protection. Quand on connaît rien que le coût d’un échafaudage sur deux étages normes européennes, le montant en euros pour les trois façades fait terriblement peur.


Deuxième jour : Toitures vues du haut du fort de la Bastille
1) Reconstituer l’acrotère à partir de photos d’archives et une loupe pour grossir les détails d’une dentelle en ciment moulé qui sera comme un diadème sur ce palais joyau de l’Or gris.

2) Il faut aussi changer la toiture principale en bac acier au centre et en découpes de zinc sur les pourtours des frises d’arabesques.

Petite histoire vécue:
Après la vaste tempête de 1984, tous les toits ont été refais économiquement en inox plombé (pour les protéger des attaques de pollution de gaz de voitures). Les plaques de zinc vétustes étaient arrachées par le grand vent d’une tempête historique. Pendant un hiver, nous avons vécu sous des bâches qui claquaient au vent pendant la nuit. Un grand bateau ivre à la dérive en pleine tempête. Il fallait faire la garde pour vider les récipients en pleine nuit, une horreur toutes ses bassines pleines car la pluie descendait les deux étages sur les murs peints. Encore aujourd’hui les nuits de tempête, je me réveille en sursaut avec le réflexe d’aller éponger l’inondation des toitures… Des nuits blanches de soucis, pas de subvention, pas de possibilité de nouveau emprunt à 30 ans car j’étais déjà endettée pour vingt ans pour l’achat de la belle ruine… La galère financière, visible au menu avec les plats de riz ou de pâte ou de patates, quelle variété ! Il faut que je recherche la photo du trio Colas, Jeff et bibi avec les fous rire devant la cocotte minute étouffe faim.

Troisième jour : Restaurations méticuleuses de tous les papiers peints à la main.
Les panoramiques de la baie de la Corne d’or, des natures mortes fruits et oiseaux exotiques… Les plafonds de toile peinte des salons sont des pièces uniques. Celui du salon donnant sur le jardin d’hiver est si fissuré qu’il empêche d’y vivre dans la chambre dessus à cause des vibrations des pas sur le parquet.
En 24 ans j’ai dû enlever les déblais de plâtres sur lattis de bois de tous les plafonds du premier étage + celui de la cuisine où couraient les souris. 7 plafonds avec des clous rouillés et une poussière asphyxiante. Le plus spectaculaire a été la chute du plafond de l’escalier de 9 mètres de haut….

Quatrième jour : Restauration de la façade de bois du jardin d’hiver
Tous les décors peints sur bois en extérieur montrent l’inspiration des maisons de bois du Bosphore..
Continuer le travail réalisé en 10 jours avec l’association jeune internationale de Concordia. Les fissures au bas des poutres ont engloutis tellement de pots de 10kg. Une première couche ocre de protection est passée. Mais il reste de l’énergie et trouver un échafaudage sur 9 mètres de haut(3000euros de devis pour un mois). Malheureusement Concordia est subventionnée par le ministère de la jeunesse et des sports, ils demandent une aide symbolique de la commune. Aide en nourriture pour 15 jeunes refusée par St-Martin-le-Vinoux. Ce beau chantier où il faut de la patience, est interrompu pourtant jeunes coréens et anglais mixés a de jeunes français, nous ont sidérés sur cette vraie école de vie dans un patrimoine bâti.

Cinquième jour : Reconstitution des deux ailes en ciment moulé
A l’origine, elles donnaient un air de petit château avec un promenoir orné de statues néo-classiques. Les invités observaient le paysage, la rivière Isère coulait impétueuse au pied du jardin, en face trônait le massif du Vercors avec dans l’axe sud, les pyramides montagneuses du Pieu et de l’Epérimont… Voir des pyramides n’est pas un mirage à la Casamaures !

Sixième jour : Jardin d’agrumes
" Allô Monsieur le mécène, je cherche 180 m2 de dallage pour transformer le parvis bétonné en 1952 pour les camions du Bon Lait. Il deviendra un jardin minéral orné de collections d’agrumes en caissons de bois. En hommage modeste aux saveurs, couleurs, charmes des jardins de l’Alhambra.
Je me souviens du patio des myrtes où l'eau la vie font références aux jardins du paradis suprême. La mise en scène de la nature avec des bassins, miroirs des reflet de la vie avec les jets d'eau aux bruissements rafraîchissant. J’aimerai poser des brumisateurs sur ce solarium trop chaud l’été.
L’intérieur du polygone étoilé devrait avoir une étanchéité pour le transformer en " bassin des astres " où se mirent les mouvements des planètes.
Au sol, le pavage valorisera le " Méridien de la Casamaures " dont la ligne du midi mesure 15 mètres en barre de laiton déjà posée par l’Atelier Tournesol.
Mieux vaut suivre une visite guidée pour comprendre toutes ces appellations d’espace et s’initier à la " gnomonique ".

Septième jour : Un éclairage créatif pour un monument des 1001 nuits.
Ce serait le repos des mécènes, des travailleurs et de ceux qui rêvent de créations avec un fête en nocturne. Cela fait des années que je fais des dossiers pour EDF : des encouragements, des félicitations mais pas de décisions concrète des chefs qui changent trop souvent…
De même pour GEG qui fait sa pub " lumières sur le patrimoine ". Le directeur de Gaz Electricité Grenoble trouve que c’est une très bonne idée aux portes l’agglomération, mais les automobilistes pourraient croire que c’est ED en limite de commune?
C’est aberrant ces faux prétextes, cette passivité depuis tant d’années.
Le manque d’engagement concret de ces directeurs qui n’ont pas de parole m’épuise!

19 juin 2005

ACMH, chantiers et frein des impôts

Mission d’Etude sanitaire ACMH

J’adore découvrir le matin que la boîte aux lettres déborde.
Cette fois, c’est un impressionnant recueil de plans de monsieur Tillier, architecte en chef M.H. dont les plans et le dossier sont actuellement consultables par les étudiants dans la salle de l’Orangerie.
Une mission d’étude de 14 000 euros dont 50% à charge de la DRAC, 20% conseil général et 30% pour la banquière de la Casa.
Les relevés de plans sont magnifiques, des recherches de polychromie sur la façade éveillent les désirs de les sauver, oui mais comment financer ces millions d’euros?
Malheureusement ce dossier fait le point sur tout ce qu’il me reste à restaurer. Quel problèmes de savoir si j’en aurai la force physique pour encadrer les chantiers, les dynamiser et surtout l’énergie pour trouver les financements?

C’est une période de stress car je suis tellement tracassée en ce moment par le harcèlement de papiers de l’inspectrice des impôts. J’ai envie de tout plaquer. Elle m’impose sur la subvention que l’état a versé avec retard en 2004 (pour des chantiers financés de l’Orangerie en 2002). Inauguré officiellement par le DRAC et les responsables.
C’est le comble l’Etat-culture légalement donne des subventions, et après l’Etat-ministère-des-finances les reprends… Je ne comprends pas pourquoi elle ne veut pas appliquer les reports de déficit de chantiers (valables ailleurs pendant 6 ans !). Je dois faire le banquier avancer toute l’argent des grands travaux, deux ans après on me verse une aide partielle, sur laquelle une fonctionnaire m’impose sur des travaux en convention officielle… Certains fonctionnaires m’épuisent de contradictions, d’incompréhensions… Trop de soucis, ce soir je craque!

17 juin 2005

SDAP de Rhône-Alpes

Première Rencontre SDAP de Rhône-Alpes

Quarante fonctionnaires du Ministère de la culture ont participé à une première rencontre entre les Services Départementaux de l'Architecture et du Patrimoine, en venant des huit départements de Rhône-Alpes. Ils sont arrivés de la Loire, du Rhône ou de Haute-Savoie pour se réunir en compagnie de M.Becmeur, ABF de l’Isère afin de discuter de leurs pratiques respectives dans cette vaste région.
A l’ombre des parasols sur le parvis de l'Orangerie, ils ont ensuite partagé à midi un sympathique repas oriental organisé par cinq bénévoles de La Casamaures d’hier et d’aujourd’hui.
La journée s’est achevée par une visite spéciale des chantiers, commentée par le maître d'ouvrage des lieux.
Le travail quotidien des habitants depuis de 24 ans, fait reconnaître ce chef-d’œuvre encore en péril.
L’énergie depuis 20 ans de l’association aide à valoriser ce monument unique dans l’histoire de la construction. Sa renaissance étonne les spécialistes qui observent les chantiers pilotes des nouveaux bétons, tous les détails de chantiers de peintures où règne le bleu outremer sublimé par la gamme des verts des nouvelles plantations.

Les innovations techniques continuent avec des chantiers de restauration à l'identique des garde corps, qui représentent un atout supplémentaire dynamique de ce monument au fonctionnement atypique. A suivre le chantier de juillet: 6eme sponsoring du fidèle mécéne: la Société Vicat.

04 juin 2005

Sculptures de Jardin,

Deuxième rencontre de "SCULPTURES DE JARDINS A LA CASAMAURES", cette année sous le titre "Créations in situ, du végétal à l'Or gris"
Une exposition de onze artistes est ouverte jusqu'à l'hiver dans les espaces de plein air d’un monument orientaliste du XIXe.
A partir du portillon bleu du N°8 bis av. Général Leclerc, les explorateurs découvrent un parcours dans des microcosmes de verdure.

Christian Blanchard: "Colonnes n°66",
3 mètres de hauteur en béton coulé, " Est-ce la première pile d’un viaduc d’utopistes ? ". (Allée d’entrée des pavés japonais en Or gris).

Etienne Borgo: " Moulage d'un homme de béton bleu"
Le clone de l’artiste des Alpes de Hautes Provence est allongé sous le Cèdre du Liban, planté en 2001 dans le jardin bleu. Ce jardinier médite ou fait la sieste?
Une sculpture-cadeau pour l'anniversaire des 20 ans de l'association le 1er avril 2005.

Monique Navizet, " I.II.III Béton ! ".
Quatre colonnes de béton terminées par des édicules en béton réfractaire avec des inclusions de minéraux, cuisson 1000 degré au four pendant les ateliers d'échanges de savoir-faire en avril et mai, Tonnelle des enfants du jardin bleu-.
Sa création 2004 de "colonnes emblèmes casamauriens", reste à portée de vue en hommage également aux 52 colonnes d’Or gris du XIXème siècle

Marie Odile Eymard Duvernay, " Germes ",
Méga Fruit bleu outremer d’où s’évadent d’utopiques graines rouges et orangées à l’ombre d’un arbre glycine de Chine du jardin bleu-

Catherine Mamet, "L'homme bleu" est à son poste d'accueil sur le chemin des voyageurs.
Plus loin, "La Baraka", main de fatma en béton gravé, portera chance aux jardins. C'est la gardienne des marches sous le sumac-

Christine Coblentz: " Les Zestes ".
L’image d’une brochette d’évidés d'oranges, est inclue sur un mastaba noir, (une jardinière en béton posée sur graviers blancs). En lien avec son travail de l’été dernier d'estampes en germination, nichées dans une clairière d’arbres aux papillons.

Dominique Lemaire: " Neuf sorties de bains"
d'un rouge d’ibiscus, ses fleurs mutantes de Karkadé s'agitent avec un humour de Gorgones, les racines en l'air perchées sur leurs tiges de fer
-Parterre des topinambours-
Sur la terrasse du magnolia coté Ouest, de grandes mires cadrent de couleurs vives le paysage du Vercors, création 2004.

Alain Bourdel: "Le Guetteur",
En béton projeté sur une structure de grillage, il fait le guet scrutant l'autoroute ? -sur la montée de la grande tonnelle des passiflores bleues.
Sa "funambule du soleil "grimpe cette année sur un cable de la face Ouest du monument, vers la terrasse du magnolia de 150 ans.

Joël Bressand: "Les Outils sauvages" d'improbables jardiniers sont en attente d'activité au pied du grand mur de la Résistance, dans le champ de visibilité du grand " Polygone étoilé " accroché depuis 2004 dans la vigne de Saint-Martin.
En intérieur du Jardin d’hiver, est conservé sa collection " In Memoriam " en tilleul de Sully.

Laura Taily: "Femme "
En matériaux mixés, cette Vénus noire trône sur un cerceau. Son ombre portée en fin de journée lui offre une chorégraphie de mouvements au gré des heures, abritée dans l'ancienne fontaine du parvis.

Christine Hays : "Pont de Silence".
Elle met en équilibre un monde minéral, sur une ligne de roses blanches éphèmères, sur le sol de la salle de l’Orangerie.
Cette artiste du collectif du Fort du Murier, présentera son installation pour la rencontre du 14 juin dans la salle de l'Orangerie.

(Cette exposition est non subventionnée à ce jour !
0 euro de la DRAC, du conseil général, de la Metro, de Grenoble, du parc de Chartreuse, de Saint-Martin-le-Vinoux).



Dans les espaces de ce décor singulier, d'autres œuvres se sont enracinées au fil des ans....
Jean Rosset, Monique Navizet, Dominique Lemaire, Alain Bourdel, Joel Bressand, Vincent Gonthier, Jean Louis Bernard, Colas, Malbos, Fabienne Ichtchenko, Blandine Leclerc, Criss, Atelier Tournesol.....
Des photographies contemporaines sont devenues des archives des strates du temps du palais mauresque:Christophe Huret, Patrick Blanc, ...
Un état des lieux est constitué de sténopés 2005...