27 janvier 2005

150 ans d’Histoires secrétes
20 ans de protection de l’architecture par le ministere de la culture
20 ans d’activités culturelles de l’association


Le 27 janvier 1855, Joseph Jullien dit Cochard acheta un terrain: LA GUINGUETTE au bord de l’Isère, bordé par la voie royale et les futures fortifications de l’octroi de Grenoble. C’est l’acte fondateur à l'origine de toutes les aventures matérielles et humaines vécues dans un oasis alpin. Au début maréchal ferrand comme son grand-père, cet autodidacte fit fortune dans le commerce des peaux (gants de Grenoble). Il organisait le transport de fourrage pour les chevaux et de la nourriture pour alimenter la ville de garnison où stationnait l'armée d'Orient. Avec sa deuxième femme Marie Jeanne qui tenait une boutique de Mode place grenette près de leur appartement, ils partirent se faire bâtir une campagne sur le coteau de vignoble de Saint-Martin-le-Vinoux, "une demeure de style néo-mauresque" entourée d’un arboretum, de jardins en terrasse orné de onze statues et pièces d’eau.


Cette belle ruine de villa mauresque rachetée en mars 1981, renaît grâce aux chantiers de restauration. Il y a "20 ans", en juillet 1985 à la Préfecture de Lyon, l’inscription à l’inventaire des monuments historiques fut votée à la grande surprise de tous les riverains. Puis le dossier est monté au Ministère de la culture à Paris. En 1986 La Casamaures a été classée monument historique car dans l’histoire de la construction française, cette architecture orientaliste en premier béton est unique. Les anciens aident à reconstruire son histoire depuis les explosions du polygone. Les enfants plantent des cèdres du Liban, des jardins de fleurs bleues. L'école du village viendra prendre des photos au sténopés. Une technique du XIXe pour constituer une exposition, un état des lieux ce ce palais des 1001 et une nuits.


L’association La Casamaures d'hier et d'aujourd'hui fêtera ses "20 ans d’activités" le 2 avril Elle privilégie les initiatives de créations artistiques mêlant des savoir-faire ancestraux et leur réactualisation. Dans la salle voûtée de l’Orangerie, siège de l'association, il y a peu d’années les fuites d’eau coulaient, le parc exotique était dénaturé mais aujourd'hui des sculptures de jardin sont créées. La protection des abords devrait faire espérer la renaissance d'un écrin de verdure sur les contreforts du parc régional naturel de Chartreuse.

Les mails associatifs partent avec ce programme de printemps, ainsi nous verrons qui parlera ou pas d’un mirage qui perdure depuis 150 ans au bord des routes !

27 janvier historique