07 décembre 2005

cucurbitacé

Samedi 10 décembre à l’ORANGERIE sous le signe de la courge bleue

14h : RV ACRIRA visite guidée pour 10 personnes de la coordination de " l’Association des Cinémas de Recherche Indépendants de la Région Alpine ".
Les jeunes stagiaires seront à CINEX toute la matinée dans les Entrepôts du Bon Lait où nous sommes invités à découvrir leur production de cinéma expérimental le matin, repas midi avec des membres du réseau " Cinéville ".

* A partir de 15h : "Le monde des courges dans tous leurs états"
à voir et à manger : proposition de l’association BIOCENOCE = l’être vivant dans son milieu…. Jean-Pierre Bayle avait amené la collection de cactés du jardin d’hiver, puis la plantation de la tonnelle d’osier. Il revient en famille de bonne humeur avec quelques amis jardiniers, cuisiniers…
"A fleur de peau de cucurbitacées du monde "
des macrophotographies numériques commentées de Jean Pierre Bayle. Le who’s who expliqué par notre courgeologue : de la sexualité des courges, leurs origines, à des curiosités de petites recettes gourmandes de tous les continents .
- Clin d’œil de photographies de peintures de courges par Christine Coblentz.
- Ballade en 100 photos, 150 ans à la Casamaures, Criss

17H30 : exposition une odeur de vos spécialités culinaires…Jouez avec la couleur, la forme et les multiples goûts de la courge …
Dégustation de tajines aux 4 courges -Jean-Pierre-
de soupe gingembre de courge-cocotte
Pour la dernière rencontre ludique de l’année des membres de l’association, toute surprise est la bienvenue.

Participation : Loteriecourge 2005…
Vente de courge de toutes les formes, couleurs, poids à prix cassés !
(au bénéfice des deux associations… et pour le tirage de photos de JPB)
€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€

" LE MICROCOSME DE LA CASAMAURES "
Un moment privilégié pour découvrir les personnages de la maquette et le travail de minutie de l'association AVIPAR. Imaginez les végétaux du potager, du verger et de l'arboretum...

02 novembre 2005

Mots d'enfants du village

Retour sur l’exposition photos de la Casamaures à la mairie de St Martin le Vinoux

" On est allé à l’exposition des photos qu’on avait faites à la Casamaures, l’année dernière.
Les photos sont accrochées au mur. Il y a une très grande photo qui montre la Casamaures, elle est bleue et c’est ma préférée.
Roger

Désolée maîtresse, rien ne m’a intéressé à l’exposition. Je préfère imaginer.
Félicie

Moi, Sophie, ce que j’ai préféré, c’est la petite photo où la petite file fait sa communion. quelques année plus tard, en dessous, elle se marie.
Camille

Nous avons regardé des tableaux de photos et on nous a donné une petite boîte avec des crayons et un stylo. Après on est repartis en bus.
Mathilde

Sophie, j’ai bien aimé quand tu nous a parlé de la construction de la Casamaures. 150 ans, c’est déjà une longue histoire. Je suis content d’avoir vu le bête sculptée du Grésivaudan.
Amaury

Le plus que j’ai aimé, c’est le ruban qui était à la porte d’entrée, parce qu’il est bleu et joli.
Alexandre

J’ai aimé la photo où il y avait des poutres de ciment et la balustrade.

J’ai bien aimé comment on m’expliquait comment la Casamaures s’est construite et comment les messieurs construisaient des bouts en ciment.

Nous sommes allés à la mairie pour y voir l’exposition de photos que nous avions faites l’année dernière avec les sténopés. Nous y avons aussi vu des tableaux de peinture et des photos d’autres personnes. J’ai trouvé que les photos étaient très jolies. C’est dommage qu’elles ne soient pas en couleur.

Sophie nous a montré des photos de la construction de la Casamaures. Les photos étaient en noir et blanc et très vieilles. Il y avait aussi les photos que nous avons prises avec les appareils que nous avons fabriqués l’année passée.

Nous sommes allés à la mairie voir une exposition sur la Casamaures. Elle a été construite il y a 150 ans. Nous avons vu des photos anciennes et récentes de ce lieu. Par rapport à avant le terrain est beaucoup plus petit.

Sophie, j’ai aimé, j’ai vu les photos et j’ai aimé une vieille fleur de la Casamaures.
Et aussi, j’ai rien aimé d’autre. J’ai vu l’ascenseur et j’ai appuyé sur les boutons verts et rouges. ça m’a rempli la tête.
Anis

Merci Sophie, tout m’a plu mais ce que j’ai préféré c’est le tissu bleu et le dessin de jus de fleurs.
Agathe

J’ai bien aimé la photo de la Casamaures sur une toile.
Sarah

J’ai bien aimé la photo de la Casamaures et le tableau fait avec le jus de fleur. J’ai bien aimé revoir les photos en noir et blanc que nous avons faites en ce1.
J’ai vu mes photos, j’étais contente, j’ai aussi vu ma maison, elle était petite.
Emma F

Moi, j’ai surtout aimé la photo de la Casamaures quand elle était éclairée.
Aussi, j’ai aimé la grande photo du jardin et du monstre.
Emma SP

26 octobre 2005

Maquette de la Guinguette


mercredi 26 octobre: Inauguration de la maquette du parc du monument historique La Casamaures
tout le site XIXe de la Guinguette dont les fortifications de 1884 de Grenoble..

** Visites et rencontre tout l'aprés-midi avec l'association la Casamaures d'hier et d'aujourd'hui qui fête 20 ans d'activités culturelles et l'association AVIPAR

* 14h: Visite guidée du monument: parcours d'1h30
* jusqu'à 18h, en compagnie du maître d'ouvrage depuis 24 ans,
découverte des derniers chantiers de septembre des 55ml de parterres en moulures d'Or gris dans le jardin en terrasse, sous le magnolia grandiflora de 150 ans

* à 18h la Caisse d'Epargne remettra 5 000 euros à l'association AVIPAR
(la réalisation collective par des handicapés de maquettes qui constituent un vaste musée miniature d'architectes remarquables à échelle réduite, en Isère).
En présence d'associations patrimoniales
* de Jean Guibal, conservateur en chef de la Conservation du Patrimoine de l'Isère
* de M. Eddie Gilles-di Pierno, président de patrimoine Rhonalpin avec Pascale Collet, viendra de Lyon
....
"Cette maquette pourra être prêtée pour des expositions itinérantes avec photos d'archives dans les structures culturelles en 2006

** Un monument historique présente sa maquette visible tout l'hiver à l'Orangerie

Deuxio:
Madame Paramelle, l’active présidente me demande une lettre personnalisée qui présente l’histoire des lieux, des associations, la maquette...

La Casamaures: Un monument historique miniaturisé

Pendant l'année des célébrations des 150 ans d’histoires à la Casamaures, le plus beau cadeau restera une maquette représentant la vie en miniature de la villa mauresque dominant un parc, un verger et un potager ainsi que des jardins en terrasses compléments de charme de cette architecture insolite bâtie sur quatre niveaux.
Pour la première fois, une maquette révèle l’écrin de verdure qui entourait à l’origine une villa mauresque construite en " Or gris grenoblois".

En janvier 1855, le grenoblois Joseph Jullien dit Cochard achète le terrain de la Guinguette sujet de sa ruine en 1878. La date significative de 1884 permets aussi de montrer: les fortifications de Grenoble, l’octroi, les douves, la maison de garde, et celle du jardinier, ainsi que la nouvelle route de Lyon le long des berges de l’Isère, qui venaient juste d’être réalisées en limites de cette " campagne ".

Durant une année, un travail minutieux a été réalisé collectivement à partir de photos anciennes, de témoignages, d’archives et d’actes notariés que nous conservons précieusement à l’association la Casamaures d’hier et d’aujourd’hui.
Le résultat est un plaisir pour les enfants de tout âge qui rêvent devant les jardiniers de l’aspergère, les promeneurs dans l’arboretum de collection d’arbres exotiques. La vie en infiniment petit suscite l’étonnement admiratif de ceux qui scrutent les petits canards sur les miroirs d’eau, les détails des fontaines. Oiseaux, chats et chiens vivent en harmonie sur les promenoirs aujourd’hui détruit du petit palais des mille et une nuits. Au coin de la terrasse haute, une dame élégante médite en regardant passer les embarcations sur la rivière. Dans cette maison de lumière, même les moucharabiehs devant chaque arc outrepassé filtrent les lumières. Le jardin d’hiver en bois comme les maisons du Bosphore fait rêver de voyages en Orient. Magnolias grandiflora, cèdres du Liban, ginko biloba offrent leur ombrage au parc exotique.
La maquette redonne les diverses fonctions du domaine au XIXème siècle dans son environnement d’époque. Les carrioles montent la voie impériale de Châlons-sur Saône, dépassent tous les chasse-roues reconstitués à l’échelle. Un troupeau de moutons pature tranquillement à l’emplacement de l’autoroute construite en 1968 pour les jeux olympiques. Les modes de vie des Saint-martiniers renaissent. Grâce à l’observation des détails, les visiteurs découvrent plus d’un siècle d’histoire de l’urbanisation locale.

Cet outil pédagogique est une démonstration du savoir-faire des maquettistes amateurs de l’AVIPAR qui reflète l’engagement de tous pendant cette épopée de reconstruire un microcosme d’une villa néo-mauresque unique en Europe.
La Casamaures est le plus ancien monument historique en béton utilisant les premiers procédés de préfabrication grâce au ciment prompt de la cimenterie voisine du quartier de la Porte de France.
Exposée dans la salle de l’Orangerie depuis les journées européennes du patrimoine de septembre, en un mois plus d’un millier de visiteurs du monument historique l’ont admirée. Ils ont pu poser des questions sur un art de vivre disparu et découvrir l’histoire locale. Les prouesses de minutie étonnent les amateurs. Cette maquette constitue aussi un manifeste qui peut aider à l’avenir à une possible reconstruction de tout cet espace vert exotique aux portes d’ entrée de l’agglomération grenobloise sur les contreforts du parc naturel régional de Chartreuse, (6500 m2 du parc partiellement à l’abandon attendent une revalorisation publique).

- Que tous les doigts d’or, la patience des bénévoles de l’AVIPAR soient chaleureusement remerciés pour créer leur monde de maquettes représentant le plus vaste conservatoire d’architectures anciennes en Isère,
- Que l’espoir qu’ils font naître pour la sauvegarde du patrimoine soit reconnu bien au-delà de nos frontières….
Nous remercions chaleureusement ceux qui ont aidé concrètement à la réalisation de cette maquette historique, à son transport par le personnel municipal jusqu’à l’Orangerie,
et en particulier la Caisse d’Epargne pour son chèque de soutien à l’AVIPAR
Ce chef-d’œuvre miniature est apprécie des scolaires comme du tourisme culturel européen.

Christiane Guichard,
maître d’ouvrage des chantiers de restauration depuis 24 ans
dates clefs:
- 1855 achat du terrain de la Guinguette par monsieur Joseph Jullien-Cochard.
- 19 mars 1981 : Achat d’un chef-d’œuvre en péril.
- 5 mai 1986 : Classement monument historique. Extension du classement à l’ensemble des 883m2 de la parcelle en 1992.

22 octobre 2005

1873: Maison moresque en vente



Annonce parue dans le "Dauphiné" en 1873
L'incroyable chercheur d'archive Denis Guignier a relu tous les quotidiens depuis 1855. Il a découvert ce trésor, heureusement pour nous, il suffit de regarder la maquette et observer ce descriptif inouï...


A VENDRE UNE PROPRIETE
A la montée de St-Martin-le-Vinoux
A un kilomètre de Grenoble, sur la route de Lyon,
en face du chemin de fer et sur les bords de l'Isère.

Cette propriété, sans être élevée, jouit de la vue la plus belle et la plus étendue des environs de Grenoble.
Bâtie en terrasse avec construction mauresque, complètement meublée et garnie de ce style, bains, cabinets de bains,jardin d'hiver contigu à la maison,
orangerie, glacière, eaux abondantes et fluentes, distribuées dans toutes les parties du jardin et de la maison.
Voiture, harnais, remise, écurie, fenil.
Maison du jardinier meublée et tous les instruments utiles à l'exploitation.
Jardin "complanté" d'une collection des plus beaux et meilleurs fruits, grande "aspergère" du plus beau produit.

Pour visites et demandes de renseignements, s'adresser à M. Potié, notaire, place Grenette, 4, à Grenoble.

(Depuis 1855, Cochard devait certainement être déjà ruiné en 18 ans et cherchait à vendre "sa folie mauresque).

***************************************************************************

Autre trésor de descriptif qui servait de modèle aux lettrés européens pour édifier des parcs et folies.
Voici les conditions que devait remplir une propriété du genre de l'Alhambra,
selon Ibn Luyun ( XLVè siècle)

"Pour l'emplacement d'une maison entourée de jardin, il faut choisir un endroit en hauteur car il est plus facile à surveiller. L'édifice sera orienté au midi, et dans la partie la plus élevée on creusera un puits (ou mieux encore, on ouvrira un canal à l'ombre des arbres et des plantes).
Près de la maison on plantera des massifs toujours verts de toutes sortes de plantes agréables à regarder, et un peu plus à l'écart, des fleurs et d'autres arbres à feuilles persistantes.
Le jardin potager sera entouré de ceps de vigne et, au centre les vignes vierges donneront de l'ombre aux allées séparant les plates bandes.
Un pavillon ouvert se trouvera au centre pour les heures de repos, entouré de rosiers grimpants, de myrtes et d'autres sortes de fleurs qui embellissent un jardin.
la maison aura deux portes pour être plus protégée et plus accueillante pour celui qui l'habite.
Pour la méditation: jeux de paysages, de parfum, et sons rafraîchissant de l'eau...

***
J'aimerai tant retourner au palais de l'Alhambra qui est l'une de mes plus forte référence avec le palais du Facteur Cheval, ainsi que les palais marocains dont le jardin Majorelle dont j'observe la spectaculaire métamorphose de renaissance depuis qu'Yves Saint-Laurent l'a racheté...J'avais 14 ans lorsque à mon premier voyage au Maroc au mariage de mon frère avec une casablancaise, un choc d'émotions, couleurs, odeurs... Depuis c'est un pays de cœur...

17 octobre 2005

Déménagement du déménageur encombrant

Les fonctionnaires découvrent leur patrimoine communal

Madame Collot présidente des employés de la mairie de Saint-Martin-le-Vinoux a emmené après leur travail, une trentaine de ses collèges en voyage culturel. Dans la commune y a un seul monument historique qui trône en dessus du panneau de l’autoroute A48, la majorité n’avait jamais passé la porte.
En arrivant par l’entrée des visiteurs : 8 avenue Général Leclerc, les employés municipaux ont pu découvrir les derniers vestiges de l’ancien parc. (et un cumulus abandonné pendant un mois, un camion sur le trottoir depuis le 17 août, des squatteurs sur le terrain mitoyen d’un promoteur…)
Ils ont pu découvrir la petite merveille de maquette de l’AVIPAR qui reconstitue " le terrain de la Guinguette ", les fortifications et l’architecture du XIXe siècle utilisant les premiers ciments des galeries sous la Bastille, un patrimoine en " Or gris " Un unicum " dit Monsieur Botton architecte en chef des monuments historiques.
Art DL extrait : En 1842, la première cimenterie ouverte en Isère à la Porte de France faisait partie de la commune de Saint-Martin-le-Vinoux, comme tout le quartier de l’Esplanade et le polygone. A la constitution des dernières fortifications de la Bastille coté ouest, en 1884 tous ces quartiers ouvriers furent annexés par Grenoble.
Tout au long d’un parcours insolite sur 3 niveaux de l’architecture d’inspiration mauresque, les visiteurs voyagent dans entre hier et aujourd’hui, au gré de photos d’archives qui illustrent l’évolution urbanistique de nos cités… L’histoire locale est passionnante pour eux, ils ressortent des lieux avec un autre regard sur leur cadre de vie. Du moins, je l’espère...


Ce Lundi 17 octobre: Le camion de déménagement déménage enfin!

Il est interdit de se garer sur les trottoirs, d’immobiliser une voiture plus d’une semaine. Gênant la lisibilité de la porte d’entrée d’un monument, un véhicule est resté à la vue de tous : 3 mois ! Et ce lundi enfin, notre unique policière municipale a réussi à faire dégager le trottoir, en faisant emmener à la fourrière ce grand camion racheté, abandonné… Cette bavure montre combien il y a de négligence à faire appliquer les lois.
Lorsqu’un président d’association reçoit un avis de la Préfecture demandant de faire appliquer le plan VIGIPIRATE, que tous savent en zone rouge…
Et bien pour les journées du patrimoine contre la porte, il y avait un gros camion abandonné ! Malgré la demande du Préfet de " signaler tout objet suspect ", un énorme camion défiait les autorités. Quelques 700 personnes l’ont constaté pour les journées organisées, médiatisées avec le ministère de la culture, la Conservation du Patrimoine de l’Isère etc. Sans compter tous les officiels venus en un trimestre qui critiquent les abords désastreux non entretenus. Ce n’est pas à des bénévoles d’association de faire appliquer les lois. Les visiteurs critiquent sévèrement, nous questionnent sur un tel laxisme, A l’évidence à l’entrée d’une cathédrale classée monument historique, il n’y a jamais de décharge sauvage, de campement de squatters sur un terrain mitoyen en toute visibilité. Ils découvrent de visu la difficulté à valoriser et mettre aux normes un patrimoine, si l’initiative de départ a été un engagement de passionnés, et non pas une décision de politique…
Il y a eu un double pari en 1981:
- sauver une architecture en ruine
- lui redonner une vie artistique avec une association culturelle
24 ans après, c’est toujours aussi difficile pour une association de demander à faire respecter la loi de 1913 de protection des abords.

23 septembre 2005

Cadeau photos d'habitants en 1848


Don de 16 photos de mai 1848

Don de 16 photos de mai 1848
Suite à leur venue pendant les journées du patrimoine, la famille Laureys a offert ces petites photos précieuses. Ils étaient locataires de la femme du boulanger madame Virginie Gonnet. Ils font partie de la famille de la femme de monsieur Michel, notre fidèle correspondant qui en est très fier d’avoir servi de médiateur. C’est affectif des photos de famille, tout un moment d’intimité est révélé et nous, en agrandissant les photos scannées, on fait un état des lieux des dégradations en 1848.

Des femmes se promènent avec des amies, de la famille par une chaude après-midi selon leurs tenues vestimentaires, elles se dorent au soleil en bavardant.
C’est émouvant de découvrir la petite Françoise de 4 mois, (c’est écrit derrière la photo), prise dans les bras de sa mère devant les façades. Cette femme de la cinquantaine n’avait plus aucun souvenir en visitant. On la voit toute joufflue sur un lit dans la salle à manger reconvertie en chambre, indice : derrière on voit les fruits peints.
Sur le promenoir aujourd’hui disparu, nous découvrons une femme avec drapé classique. Elle apparaît juste sur la tête d’une habitante : une apparition de vierge ? incroyable mais vrai c’est une statue !
En regardant d’autres photos, il y reste des socles de statues qui ont disparues. Il y en avait 12 à l’origine.
Les promeneuses descendent à l’Orangerie avec le bébé dans les bras et nous pouvons ainsi découvrir la margelle décorée de la fontaine aujourd’hui bétonnée, où l’eau malheureusement est tarie. Les baies de la salle voûtée sont murées.
Des hommes jouent devant l’appareil photo d’une amie. Le jeune père est devenu grand père et pendant notre visite, il raconte au groupe d’une dizaine de personnes qui ont le privilège de nous accompagner. " La villa des magnolias était plus propre à notre l’époque, il y avait des fruits et des grands arbres dans les jardins ".
La boulangère avait fait coller du papier mécanique sur des panoramiques peints à la main, des œuvres rares. Il ne comprends pas, le vieux n’avait pas d’importance à son époque clamant haut le modernisme. Sa femme le fait taire, impressionnée que sa maison soit devenue un monument historique et cette foule de 400 personnes qui vient admirer les lieux. Il est vrai qu’après la période clochard 65.74, les fuites dans le toit ont sacrément détruits les décors. Je tente de lui expliquer, qu’il vaut mieux laisser les décors dans leurs jus d’origine que de repeindre abusivement. Mon pari est de sauver les décors peints, papiers et toiles marouflées aux plafonds. Lui il voit des fissures et pense avec son bon sens pratique que le plafond du salon va finir par nous tomber dessus un jour. En 24 ans, 7 plafonds sont tombés, le poids du plâtre mort entraîne les lattes de bois et craque en période humide et chaque hivernale, j’ai peur pour tout ce plâtre toujours pas restauré avec des injections.

Marc a scanné la récolte de photos cinquantenaires avec minutie. Nous pouvons ainsi observer les détails des fenêtres de la cuisine qui vont être reposée en novembre par M. Ode d’ART-BOIS. Ainsi nous savons qu’il y avait 5 carreaux de haut. Ce témoignage sert très concrètement à restituer à l’identique la construction d’origine.
Découverte dans le jardin d’hiver: les fenêtres aux vitrages brisés par les deux explosions du dépôt de munition pendant les deux dernières guerres. On voit lamentables des teintures déchirées et plus aucun vitrage ! Seuls restent les fers de support de vitrages de couleur. Une petite fortune à reposer sur une façade de bois de 10 m de long sur des chassis de 6m de haut… Ce jardin devait être mirifique !